Unit4
Blog

Enseignement Supérieur : 2 actualités qui pourraient bien impacter l’école de demain

Posté(e) par  Béatrice D'Olier

La révolution numérique qui bouscule notre quotidien et nos habitudes depuis quelques années se répand désormais de plus en plus vite dans les écoles et les universités ; notamment sous l’impulsion des étudiants de la génération Z, ces fameux « digital natives », ainsi qu’en réaction à la compétition de plus en plus internationale dans les écoles de management.

Cette « ère du digital » redessine ainsi progressivement le paysage de l’enseignement supérieur. Dans ce contexte, il ne faudrait pas que les institutions françaises, parfois considérées comme « conservatrices » vues de l’étranger, prennent du retard. Que l’on parle de pédagogie ou de classement des écoles, les bonnes recettes d’hier ne sont pas forcément celles qui seront le mieux adaptées demain…

D’ailleurs, si l’on regarde deux actualités récentes de plus près, on voit que le paysage pourrait changer beaucoup plus rapidement qu'on ne le pense et qu’il faut commencer dès aujourd’hui à construire l’école de demain…

 

Un nouveau classement de référence pour l’Enseignement Supérieur ?

Quelle est l’université ou l’école qui donne à l’étudiant les meilleures chances de trouver un emploi ? Cette question de fond occupe une place prépondérante dans les choix d’orientation de nos lycéens qui scrutent à la loupe les classements de l’enseignement supérieur sur le web ou dans les hors-séries de l’Express et de l’Etudiant.

Et si demain la révolution numérique et le Big Data nous apportaient de nouveaux classements basés sur des données concrètes et massives ?... C’est ce qu’expérimente LinkedIn actuellement, le réseau social professionnel leader avec ses 400 millions d’inscrits dans le monde et 100 millions de membres actifs, l’échantillon impressionne…

Ce réseau social est devenu absolument incontournable en quelques années, au point de détrôner le pionnier français du domaine, Viadéo. En France, ce sont 10 millions de professionnels et d’étudiants qui ont créé un compte sur LinkedIn et dont un tiers s’y connecte tous les jours. L’enseignement supérieur n’est évidemment pas passé à côté et accompagne les étudiants à créer leur profil sur le site tant pour leur future insertion professionnelle que pour la visibilité de l’école sur le réseau social.

LinkedIn l’a bien compris et a inventé de nouveaux services aussi bien pour les étudiants que pour les écoles. Parmi les services proposés aux étudiants, ils peuvent évidemment rechercher l’école qui correspond le mieux au métier de leurs rêves, consulter les entreprises qui recrutent le plus selon le diplôme obtenu et aussi consulter le « classement LinkedIn » des écoles et universités (limité aux USA, Canada et UK à ce jour). Pour créer ce nouveau classement, LinkedIn a une force considérable grâce aux données très détaillées du parcours professionnel de ses millions de membres. En analysant massivement ces données, il lui est facile de faire ressortir les établissements les mieux représentés par ses membres ayant trouvé un emploi une fois diplômés.

Ce classement pourrait réellement devenir incontournable tant LinkedIn devient de plus en plus populaire dans le monde professionnel tous les jours. Le site pousse d’ailleurs les écoles et universités à jouer le jeu en leur proposant de plus en plus de services pour qu’ils puissent gérer leur Alumni directement sur LinkedIn avec toutes les fonctions marketing et commerciales qui vont avec (à découvrir en anglais en suivant ce lien).

Enfin, la tendance à établir de nouveaux classements sur le web grâce au Big Data n’est pas l’apanage de LinkedIn ou des réseaux sociaux puisque deux français viennent d’inventer un nouveau classement : le « Wikipedia Ranking of World Universities » mesurant l’influence des établissements de l’enseignement supérieur grâce aux liens et références créés dans les millions de pages Wikipédia.

Alors finalement, pourquoi ne pas bousculer les classements existants et saisir les opportunités de ces nouveaux classements ?

 

De plus en plus d’Universités 3.0 ?

On connaissait déjà les MOOC (Massive Open Online Course) ou l’utilisation de plus en plus répandue de supports numériques de cours avant la classe. On avait déjà suivi la création de l’école 42 par le trublion Xavier Niel, une école accessible à tous les passionnés de programmation informatique sans conditions de diplôme. Par contre, l’initiative du « Minerva Project » est totalement disruptive dans le monde de l’enseignement supérieur.

Il s’agit d’une école sans locaux mais avec des hébergements étudiants partout dans le monde pour des cours 100% en ligne. La pédagogie repose sur le concept d’apprentissage inversé, les étudiants travaillent des supports de cours à l’avance puis se connectent à la plateforme Minerva et rentrent dans des salles de cours virtuelles où un enseignant anime, via webcam, la séance pour une dizaine d’étudiants également sur webcams.

Dans cette salle de cours virtuelle et privée, l’étudiant est à la fois « seul » car connecté à distance mais aussi « à côté » d’étudiants de nationalités différentes connectés comme lui, chacun se voyant via des webcams qui sont toutes affichées sur l’écran de chaque ordinateur. L’enseignant va animer les échanges lors du cours en exploitant la diversité culturelle des étudiants pour développer l’interactivité, la complémentarité, la pensée critique et la créativité. Ces deux derniers thèmes constituent les piliers du Minerva Project.

La première promotion d’une centaine d’étudiants de ce Bachelor ultra-innovant et totalement digital a fait sa rentrée en septembre dernier et tous les regards se tournent vers eux pour suivre la progression de ces « étudiants digitaux » car si cette démarche devait réussir, l’engouement des

étudiants de la génération Z pourrait être significatif et poser de réelles questions aux écoles et universités qui auraient accumulé du retard sur leur organisation interne et leur capacité à délivrer des services à la fois innovants et numériques aux étudiants pour une « expérience étudiante » différente.

 


Téléchargez notre Ebook ici

De nombreuses démarches d’innovation sont déjà en cours en France comme par exemple la création de l’Université intégrée Paris Saclay, le « Cambridge français » comme le journal Le Monde l’a qualifié récemment. Ce campus d’excellence qui réunira les 18 membres de Paris-Saclay – dont entre autres, l’université Paris-Sud, Centrale - Supélec, HEC, le CNRS ou Polytechnique – pourrait peser lourd dans la compétition internationale. Mais quelle que soit la taille de l’école, l’important est de saisir les opportunités offertes par l’ère du digital pour commencer à se transformer…

 

N'hésitez pas à nous suivre sur Linkedin et Twitter !

 

                 

Béatrice d’Olier

Béatrice D'Olier

Au sein de l'équipe Marketing France, je suis en charge d'accompagner les établissements de l'enseignement supérieur dans leur transformation digitale avec la nouvelle génération de SIS (Student Information System) Unit4 for Education.

Nos solutions sont conçues pour renforcer leur savoir-faire, améliorer leur attractivité, la gestion et le soutien des étudiants tout au long de leur parcours.
 

Suivre linkedin